Fabrice, tu aurais fait quoi si tu n’étais pas devenu cuisinier ? Je pense que j’aurais été musicien, plus précisément batteur, pour vivre de la musique, faire plaisir et amener de l’émotion aux gens, ou skateur, ou peintre : des métiers qui sont similaires à la cuisine car tous des moyens d’expression, de transmission d’une sensibilité et de créativité.
Pourquoi avoir choisi de passer ta cuisine à une version 100% végétale ? Pas pour tomber dans le militantisme à l’extrême, mais car c’est l’élément qui me parle le plus, qui me plait le plus et qui répond à ma créativité. Le légume, je ne l’ai pas appris à l’école, ni avec mes anciens chefs autrement qu’en garniture. Ca pose aussi un cadre choses m’ont fait basculer : ma maman et l’inspiration au moulin. Je pense aussi qu’il y a eu beaucoup d’abus dans la protéine animale qui était quelque chose de rare et qu’on a été un peu trop loin dans
Il y a des surprises pour les clients tout au long des menus, qu’est ce que tu veux partager avec tes clients ? Un moment impalpable : un échange, l’improvisation d’une rencontre. J’ai une règle : je ne veux pas rater le moindre moment d’échange avec mes clients, c’est ce qui provoque l’osmose et nourrit mon processus de créativité.
Quels sont les 3 ingrédients que tu as toujours dans ta cuisine ? Une conserve de cèpes de ma maman, de mon papa ou de ma marraine, un mélange de fruits secs et une bonne huile d’olive